« L'empire du temps court » : ma nouvelle tribune est en ligne sur VeilleMag

Le 1er juillet, Washington a refusé de renouveler l'accord de libre-échange nord-américain, faisant basculer le traité dans un régime de révisions annuelles, autrement dit dans une négociation permanente. Trois semaines plus tôt, le cessez-le-feu signé avec l'Iran était déclaré « terminé » par celui-là même qui venait de le parapher.

Chaos ? Improvisation ? Ni l'un ni l'autre. Dans ma précédente tribune, j'avais fait le pari que Washington choisirait précisément cette issue ; le 1er juillet l'a vérifié, et c'est le point de départ de ce nouveau texte. J'y déplace l'éclairage : la méthode Trump n'est ni folle ni véritablement stratégique, elle relève d'une rationalité de négociateur dont l'horizon s'arrête au prochain deal. Une rationalité qui gagne chaque manche, mais qui brûle à chaque victoire un peu du capital qui fondait la puissance américaine : la confiance. J'appuie la démonstration sur les études de la Fed et du FMI, sur la réorientation commerciale du Canada, et sur le miroir que tend le détroit d'Ormuz, où l'on voit ce qui arrive quand l'autre joueur adopte la même grammaire du temps court.

Et parce qu'un diagnostic sans prescription ne sert à rien, je propose une riposte : faire du temps long l'arme de ceux qui savent encore construire, en trois principes, dont celui que j'appelle la symétrie des horizons, ne rien céder d'irréversible contre du révocable.

La tribune est à lire en intégralité sur VeilleMag : https://www.veillemag.com/L-empire-du-temps-court-ce-que-le-1er-juillet-nous-a-appris-Tribune-libre-de-Guillaume-Chillet_a8025.html

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